
Rimouski–La Matapédia, le 7 août 2025 – Le Bloc Québécois prend acte des mesures annoncées aujourd’hui par le premier ministre Mark Carney pour appuyer l’industrie du bois d’œuvre. Le parti se réjouit que le gouvernement fédéral réalise enfin l’ampleur de la crise que traverse ce secteur névralgique et applique les propositions martelées par le Bloc au cours de la campagne électorale, mais déplore une réaction tardive, et surtout, trop modeste.
« Je ne veux certainement pas reprocher au premier ministre de reprendre des propositions du Bloc Québécois en matière d’accès aux liquidités pour les forestières, de transformation ou de diversification des marchés. L’imposition de recours au bois québécois et canadien est aussi une demande du Bloc, et la formation est complémentaire à l’incitation à la transformation à valeur ajoutée, qui doit largement être opérée par les entreprises actuellement actives dans le secteur de la forêt. Je salue que le premier ministre soit à l’écoute de nos demandes, comme il l’a été pour la gestion de l’offre, mais je souligne que ces mesures ne sont pas à la hauteur des besoins de l’industrie et que les garanties de prêts seront essentiellement à coût nul. Il doit monter ce plafond de 700 millions de dollars », souligne le député de Rimouski–La Matapédia, Maxime Blanchette-Joncas.
Bien que les entreprises aient déjà accès à du crédit, le Bloc Québécois craint que plusieurs d’entre elles ne se prévaudront pas de cette mesure. Dans les faits, certaines entreprises du secteur du bois d’œuvre hésitent à s’endetter davantage dans un contexte déjà difficile, ce qui limite considérablement l’impact réel de cette annonce.
« À court terme, cette annonce ne changera hélas pas grand-chose. Après des mois d’inaction, Ottawa arrive avec un plan trop modeste qui n’aura que peu de retombées dans l’immédiat sur les travailleurs et les entreprises qui peinent à survivre. Quand on compare ces annonces aux mesures massives déployées pour l’industrie automobile ontarienne ou l’acier, on comprend vite que l’industrie forestière est loin de recevoir le même degré de considération. Alors que le commerce mondial se transforme en profondeur, le Canada ne peut se permettre de négliger l’un de ses secteurs les plus enracinés, qui emploie des dizaines de milliers de personnes dans des régions souvent oubliées et négligées par Ottawa », conclut le député de Rimouski–La Matapédia.
Vignette : Le député Maxime Blanchette-Joncas en compagnie du chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, et du député de Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine–Listuguj, Alexis Deschênes, à l’usine de Cédrico, lors la dernière campagne électorale en avril 2025.


