
Ottawa, le 28 avril 2026 – Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, déplore une mise à jour économique qui ne répond pas à la crise tarifaire, à la hausse du coût de la vie ni aux changements climatiques, en plus d’ignorer les 11 demandes formulées par le Bloc Québécois au bénéfice du Québec, de ses régions et du Bas-Saint-Laurent.
« Cette mise à jour économique aurait dû répondre à la nouvelle méthode de calcul des droits de douane américains. Elle aurait dû mieux soutenir les Québécois et les Bas-Laurentiens face à la hausse du coût de la vie. Elle aurait aussi dû marquer un retour à la réalité pour les libéraux en matière de changements climatiques. Malheureusement, cet énoncé aurait pu être un courriel. Mis à part la baisse du déficit pour l’année dernière, les perspectives financières restent essentiellement les mêmes. Les rares mesures législatives présentées ne font que reprendre des annonces du budget de l’automne dernier. Aucune des 11 demandes du Bloc Québécois ne trouve réponse. Bref, Mark Carney n’a rien de neuf à offrir aux Québécois et aux Bas-Laurentiens », a déploré Maxime Blanchette-Joncas.
Les 11 demandes du Bloc Québécois portaient notamment sur l’aide aux entreprises, l’industrie forestière, l’assurance-emploi, les pensions de vieillesse, la santé, les demandeurs d’asile, les médias, le transport collectif et la fin des subventions aux énergies fossiles.
Quelle crise tarifaire ?
L’énoncé économique 2026 ne tient pas compte de la révision du mode de calcul des droits de douane par Washington, qui impose maintenant des droits de 25 % sur la valeur totale des produits contenant de l’acier ou de l’aluminium. Le premier ministre Mark Carney s’était pourtant engagé à venir en aide aux entreprises face à ce nouvel assaut économique américain.
« Le Bloc Québécois demandait des mesures d’aide, à commencer par une subvention salariale pour éviter une éventuelle vague de mises à pied. Il réclamait également une aide financière pour l’industrie forestière, les PME, les entreprises manufacturières et les transporteurs de nos régions, afin de contrer les effets de cette nouvelle pression tarifaire, les droits compensateurs et les droits antidumping. Ces demandes, tout comme celle visant la relance d’un chantier de réforme globale de l’assurance-emploi, sont restées lettre morte. Quant aux médias, fragilisés par les géants américains du numérique, le gouvernement Carney se contente d’une éventuelle consultation sur un possible élargissement du crédit d’impôt pour la main-d’œuvre journalistique. Ottawa rate complètement la cible. On perd du temps et de l’argent avec ce gouvernement ! », a dénoncé le député bloquiste.
Soutenir les Québécois
« Nous exigions une bonification des pensions de vieillesse des 65 à 74 ans pour tenir compte de la hausse du coût de la vie, qui se fait sentir dans le panier d’épicerie, le logement, le chauffage et les déplacements, particulièrement pour les aînés et les ménages à revenu fixe. Nous demandions aussi que le fédéral s’engage à maintenir intégralement, et à long terme, son financement en santé, plutôt que de couper sa participation dès 2028-2029. Nous exigions également le remboursement des sommes dues au Québec pour l’accueil des demandeurs d’asile, ainsi que le remboursement des 814 millions de dollars liés aux chèques de fausse remise carbone, payés par les Québécois et les Bas-Laurentiens, mais versés seulement aux Canadiens durant les élections. Ottawa n’en tient pas compte », a fait valoir le député.
Les énergies fossiles avant tout
Le député Blanchette-Joncas estime que le gouvernement Carney continue de fuir ses responsabilités en matière d’environnement. « Le Bloc Québécois exigeait la fin des subventions aux énergies fossiles, au moment même où les pétrolières et gazières font des profits records à cause de la guerre en Iran. Non seulement le gouvernement n’en annule aucune, mais il prolonge les crédits d’impôt pour le captage de carbone, d’une valeur totale de 14,5 milliards, et les élargit à la récupération assistée du pétrole, ce qui permettra d’extraire davantage de pétrole bitumineux. Il met aussi en œuvre une nouvelle subvention de 640 millions pour les installations de gaz naturel liquéfié. À cela s’ajoutent les 25 milliards de fonds publics dans ce que les libéraux appellent leur fonds « souverain », dont les contours demeurent flous et qui pourrait financer des projets pétroliers et gaziers. Ottawa maintient également sa coupe de cinq milliards de dollars dans le transport collectif, pourtant essentiel à la mobilité régionale et à l’accès aux services. Les libéraux continuent leur course folle vers le mur en matière de changements climatiques », a-t-il vertement dénoncé.
« Ce premier exercice financier de Mark Carney à la tête d’un gouvernement majoritaire n’annonce rien de bon pour la suite. Son gouvernement ne tient pas compte des crises actuelles, notamment la crise tarifaire aggravée par le nouveau calcul des droits de douane américains, en vertu duquel près de 60 % des exportations du Québec vers les États-Unis sont maintenant affectées. Il ignore aussi les propositions concrètes du Bloc Québécois. Le Bloc Québécois et moi-même continuerons de porter avec encore plus d’insistance les demandes et les aspirations de la nation québécoise, du Bas-Saint-Laurent et des communautés que je représente », a conclu l’élu bloquiste.
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Vignette : Maxime Blanchette-Joncas à la Chambre des communes le 6 février 2026.


