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Le Bloc propose une série de mesures : Pour un cessez-le-feu urgent et durable à Gaza

29/05/2024

Ottawa, le 29 mai 2024 – Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, ainsi que les députés Stéphane Bergeron, porte-parole en matière d’Affaires étrangères, Alexis Brunelle-Duceppe, porte-parole en Droits de la personne, et Maxime Blanchette-Joncas, député de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, demandent au gouvernement fédéral de prendre des mesures concrètes notamment dans la foulée de l’assaut de l’armée israélienne contre Rafah dans la bande de Gaza, une action désapprouvée unanimement par la communauté internationale.

« Les scènes d’horreur qui proviennent de Rafah sont insupportables. La population civile de la bande de Gaza ne dispose d’aucune zone sûre où se mettre à l’abri. Au lieu de s’approcher d’une paix durable, la Palestine et Israël s’enfoncent dans une spirale de violence sans fin prévisible. Le Canada doit envoyer des signaux forts à Israël à l’effet qu’un cessez-le-feu immédiat est nécessaire et qu’Israël doit cesser d’entraver l’arrivée de l’aide médicale, alimentaire et humanitaire, tandis que le groupe terroriste Hamas doit relâcher les otages immédiatement et déposer les armes. Le Bloc Québécois propose aujourd’hui une série de mesures que pourrait adopter le Canada pour nous rapprocher de la fin des combats et peut-être d’une paix durable entre Israël et la Palestine », indique Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois.

Voici les mesures que le Bloc suggère au gouvernement d’adopter pour faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il soit contraint de respecter le droit international :

  • Réitérer l’appui du Canada à un cessez-le-feu immédiat et à la libre circulation de l’aide médicale, alimentaire et humanitaire dans toute la bande de Gaza;
  • Soutenir la Ligue arabe dans son appel à la création d’une force internationale de maintien de la paix destinée à être déployée dans les territoires palestiniens occupés, jusqu’à l’établissement d’un État palestinien fonctionnel;
  • Adopter un moratoire complet sur l’exportation vers Israël de toute technologie à possible usage militaire;
  • Appliquer le régime canadien de sanctions aux ministres israéliens qui appellent ouvertement à commettre des crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza et viser davantage de colons extrémistes de Cisjordanie;
  • Exclure immédiatement les territoires occupés de l’Accord de libre-échange Canada-Israël afin de cesser de conférer des avantages commerciaux aux colonies illégales de Cisjordanie, ce qui contribue à leur prospérité économique;
  • Se joindre aux nombreux pays qui ont récemment reconnu l’État palestinien en reconnaissant à son tour la Palestine, tout en réitérant son appui à une solution à deux États;
  • Soutenir la Cour internationale de justice et éventuellement la Cour pénale internationale afin de faire respecter le droit international et s’engager à arrêter toute personne visée par un éventuel mandat d’arrestation qui se trouverait éventuellement sur le territoire canadien;
  • Réitérer que toute entrave délibérée à l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza constitue un crime de guerre et mènera à des sanctions canadiennes contre les responsables;
  • Développer et énoncer une politique claire et prévisible par Affaires mondiales Canada à propos de la bande de Gaza;
  • Réitérer son rejet du Hamas et considérer de nouvelles sanctions contre les pays qui fournissent un soutien logistique, financier ou autre au groupe terroriste.

« La population palestinienne de Rafah est prise au milieu d’une guerre entre Israël et les terroristes du Hamas. Alors que le Programme alimentaire mondial nous dit qu’une grave famine frappe la bande de Gaza, que l’OMS nous dit que les hôpitaux de Gaza sont dysfonctionnels et que la mortalité infantile explose à cause du manque de médicaments, Israël entrave l’entrée de l’aide humanitaire », affirme Alexis Brunelle-Duceppe, porte-parole en matière de Droits de la personne.

« Compte tenu des déclarations de plusieurs membres du cabinet de Benyamin Nétanyahou et du manque d’actions concrètes pour corriger les lacunes, nous ne pouvons qu’en conclure qu’il s’agit d’un acte délibéré pour faire payer les civils innocents de la bande de Gaza pour les crimes commis par le Hamas », signale Stéphane Bergeron, porte-parole en matière d’Affaires étrangères.

« Le Bloc Québécois a toujours soutenu Israël ainsi que les aspirations légitimes du peuple palestinien et nous croyons fermement en une solution à deux États, où Israël et la Palestine cohabiteraient pacifiquement. Les actions du Hamas et du gouvernement Nétanyahou nous éloignent considérablement de cet objectif et il serait temps que le gouvernement canadien prenne des actions fermes pour que cesse enfin le cauchemar vécu par les civils palestiniens. Les propositions du Bloc Québécois formulées aujourd’hui sont raisonnables et constituent une évolution logique de nos propositions passées pour mettre un terme à ce conflit ayant fait beaucoup trop de victimes innocentes », conclut Maxime Blanchette-Joncas.

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