
Ottawa, le 29 octobre 2025 – De nombreux représentants de l’industrie du bois du Québec et des élus de régions forestières étaient présents ce mercredi à Ottawa pour réclamer que le gouvernement libéral mette en place des mesures concrètes afin de soutenir nos entreprises, leurs travailleurs, nos régions et leur économie. Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, appuie leurs demandes et insiste sur l’urgence de la situation.
Parmi les acteurs de l’industrie du bois qui s’étaient déplacés à Ottawa pour interpeller le gouvernement sur cette crise majeure, on comptait Frédéric Verreault, de Chantiers Chibougamau, Guillaume Julien, de Domtar, Julien Lampron, d’Arbec Bois d’œuvre inc., Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor, Benoit Lasalle, de l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers, et d’élus municipaux. Leurs demandes sont les suivantes :
- Compenser à hauteur de 50% tous les futurs droits compensateurs et antidumping que nos entreprises auront à payer et qui seront des actifs récupérables par l’État;
- Mettre en place un programme de subvention salariale qui permettra aux entreprises touchées par la crise de maintenir le lien d’emploi avec leurs employés et à préserver leur expertise.
« Les circonstances sont graves pour nos régions. Le Bloc Québécois a voulu offrir à cette importante délégation de représentants de l’industrie forestière et des travailleurs de la forêt du Québec la tribune privilégiée du foyer de la Chambre des communes afin de faire entendre leur voix. Les tarifs supplémentaires de 10 % annoncés par Washington s’ajoutent à ceux déjà en vigueur, portant le total à 55 % de droits. Si Ottawa ne réagit pas, des usines fermeront les unes après les autres, et nos travailleurs du Bas-Saint-Laurent seront parmi les premiers à en souffrir », a prévenu le député.
« L’industrie forestière est au cœur de notre économie régionale. Dans La Matapédia, La Mitis, Rimouski-Neigette et Les Basques, ce secteur soutient des centaines d’emplois, des entreprises et des municipalités entières. L’aide financière annoncée par les libéraux en août n’est jamais arrivée sur le terrain, et pendant ce temps, des travailleurs voient leurs semaines écourtées, leurs revenus amputés et leur avenir compromis. Le gouvernement fédéral doit cesser de se traîner les pieds et intervenir maintenant, ça presse! », a insisté Maxime Blanchette-Joncas.
« L’industrie du bois, c’est 130 000 emplois répartis dans 900 municipalités à travers le Québec. Dans le Bas-Saint-Laurent, ce secteur vital fait travailler près de 5 500 travailleuses et travailleurs, au sein de plus de 780 entreprises, 4e région en importance au Québec, et représente à lui seul 34,2% du poids de l’industrie du secteur primaire et manufacturier et près de 20% du produit intérieur brut régional. Cet axe central de notre économie régionale ne peut plus se contenter de promesses vides et de demi-mesures du fédéral. Il faut un plan d’action fort, concret et immédiat pour soutenir nos entreprises et nos travailleurs. Sauver l’industrie du bois, c’est protéger la vitalité de nos régions et l’avenir de nos communautés, dont le tiers des municipalités dépendent directement de ce secteur stratégique », a conclu le député du Bloc Québécois.


