
Rimouski, le 10 août 2026 – Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, demande à Mark Carney de refuser catégoriquement tout nouveau sacrifice au détriment des producteurs et transformateurs laitiers du Québec et du Bas-Saint-Laurent dans les négociations commerciales avec Washington.
« Les libéraux seraient une fois de plus en voie de trahir notre industrie laitière en négociant avec Washington un accès accru aux marchés canadien et québécois pour les producteurs laitiers étatsuniens. Après les produits laitiers transformés en Europe, ce seraient maintenant ceux des États-Unis qui viendraient concurrencer les fromages et les yogourts québécois et canadiens sur les tablettes de nos supermarchés.
Ce serait un autre sacrifice devant Donald Trump, après les trois reculs historiques en matière de culture, les revenus du pont Gordie-Howe, l’abandon des contre-tarifs et, bientôt, la volonté de forcer les provinces à mettre fin à leur boycott des alcools américains.
Mark Carney a pourtant promis de protéger la gestion de l’offre et nos producteurs et transformateurs laitiers. Il l’a même promis à son propre candidat dans Chicoutimi–Le Fjord, Daniel Gobeil, qui réclamait cette protection aux côtés du Bloc Québécois. Les Québécois et les Canadiens demandent à Mark Carney de se tenir debout, mais il ne cesse de capituler sans rien obtenir en retour. Le Bloc Québécois lui demande formellement de respecter sa parole et de s’engager à ne rien céder », a déclaré Maxime Blanchette-Joncas.
Des sources ont en effet confirmé au Globe and Mail et à La Presse que le Canada aurait accepté une demande de l’administration Trump visant à modifier la répartition des quotas laitiers sur le marché canadien. Une telle modification serait imposée à la réglementation canadienne sous la pression de Washington et profiterait directement aux producteurs étatsuniens.
Les Producteurs de lait du Canada, qui représentent les producteurs de lait, ont vivement dénoncé ce nouveau sacrifice appréhendé de Mark Carney dans une déclaration à La Presse canadienne : « Notre souveraineté alimentaire n’est pas à vendre. »
Rappelons que la production laitière au Bas-Saint-Laurent est un pilier économique majeur de notre région, comptant près de 500 fermes qui génèrent plus de 400 millions de dollars en valeur de production et représentent environ 54 % des revenus agricoles locaux.
« Nos producteurs et transformateurs laitiers ont déjà servi de monnaie d’échange au Canada lors des trois grands accords commerciaux : l’ACEUM, l’AECG et le PTPGP. Chaque fois, ce sont des entrepreneurs, majoritairement québécois, qui ont fait les frais de ces ententes au bénéfice d’autres secteurs ailleurs au Canada.
Voilà ce qui risque encore de se produire si Mark Carney accorde aux États-Unis un accès facilité à notre marché pour leurs produits laitiers. Il place l’économie du Québec et le gagne-pain de milliers de familles de chez nous au menu de la table de négociation de Donald Trump », a conclu le député de Rimouski–La Matapédia, qui comprend La Mitis, Les Basques et la Neigette.


