
Ottawa, le 19 juin 2025 – Alors que se termine la première brève session parlementaire de cette nouvelle législature, marquée par de nombreuses incertitudes, Maxime Blanchette-Joncas, député bloquiste de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, dresse un constat sans détour : le Bloc Québécois est plus essentiel que jamais pour défendre les intérêts du Québec et des régions comme la nôtre.
« On traverse une crise tarifaire sérieuse, et le gouvernement Carney n’a toujours rien mis en place pour soutenir nos travailleurs, nos PME et nos industries », déplore-t-il. Dans l’Est-du-Québec, les impacts sont immédiats : de l’aluminium à la foresterie, en passant par les pêches, la transformation et l’agriculture, tout notre tissu économique attend des gestes concrets. « Aucun soutien salarial, aucune aide liée aux contre-tarifs pour nos industries névralgiques. Pendant ce temps, Ottawa agit rapidement pour soutenir l’Ontario et son industrie automobile », ajoute le député.
Le Bloc Québécois, rappelle-t-il, est le seul parti à avoir proposé des mesures concrètes pour répondre aux besoins des gens d’ici : faciliter l’accès à la propriété pour les jeunes familles, mieux soutenir les aînés, encourager l’achat local, diversifier les marchés d’exportation, et stimuler la recherche et l’innovation dans nos entreprises régionales. « On propose des solutions claires et réalisables, dans l’esprit de collaboration promis durant la campagne. Le gouvernement les ignore. »
Mais une victoire concrète s’est tout de même dessinée grâce au travail du Bloc : l’adoption de la loi protégeant de façon permanente la gestion de l’offre. « On a tenu parole. Après près de cinq ans de lutte aux côtés de nos agriculteurs, notre projet de loi a été adopté à l’unanimité par la Chambre des communes et le Sénat. » Cette avancée assure une stabilité financière à nos producteurs laitiers, d’œufs et de volaille, tout en contribuant à la sécurité alimentaire et à l’économie régionale. « Nos producteurs agricoles travaillent sans relâche, souvent sept jours sur sept. Leurs fermes sont souvent l’investissement d’une vie. Pour eux, la stabilité est essentielle, et c’est ce que garantit la gestion de l’offre. On peut être fiers de cette victoire », souligne le député de Rimouski–La Matapédia.
Maxime Blanchette-Joncas dénonce par ailleurs la manière dont le gouvernement Carney exerce le pouvoir. « Depuis le début de cette législature, il gouverne à coups de décrets, sans déposer ni budget ni mise à jour économique. On a vu un gouvernement qui agit comme si le Parlement n’existait pas », déplore-t-il.
Il critique également l’intention d’imposer des projets pétroliers au Québec, sans respecter les lois environnementales ni la volonté populaire. Pour lui, c’est un affront direct à l’autonomie du Québec. « Ils veulent passer en force. Imposer ces projets en piétinant nos lois, nos valeurs, notre autonomie. On ne laissera pas faire ça. »
Le député réclame aussi la juste part du Québec dans les fonds fédéraux récemment distribués. Le gouvernement Carney a versé 3,7 milliards de dollars en chèques électoraux dans le reste du Canada, soi-disant pour compenser la taxe carbone. « Or, cette taxe ne s’applique pas au Québec. Et pourtant, on nous exclut de la redistribution. Ce sont 814 millions de dollars qui nous reviennent. Le Bloc n’abandonnera pas ce combat. »
En conclusion, Maxime Blanchette-Joncas réaffirme l’engagement du Bloc Québécois à défendre le Québec sans compromis. « Le Québec, c’est une nation. Avec une langue, une culture, une économie bien à elle. Ici, on ne veut pas être spectateurs de décisions prises ailleurs. On veut être aux commandes. Le Bloc est là. Il agit. Et il ne lâchera pas tant que le Québec ne sera pas traité avec respect et équité. Nous ne réclamons pas des privilèges, mais simplement ce qui nous revient. Et nous l’obtiendrons. »


